Je peux dire que j’ai visité plusieurs pays, certains même à de nombreuses reprises. Cependant je n’ai jamais ressenti un tel coup de foudre pour un pays. Un tel coup de cœur pour ses habitants. Des enfants le long du Nil qui se font et nous font plaisir à nous saluer en nous envoyant des bisous. Des hommes de tous âges qui fument la « chi cha » assis au café en nous saluant lorsque nous les croisons confortablement assis dans notre autocar climatisé. Il nous est impossible de les taxer d’intentions malveillantes ou mercantiles !
À mon départ de Montréal ma plus grande attente face à ce voyage était les trois jours de croisière sur le Nil. Tout simplement magnifique. Le bateau vogue doucement, remontant langoureusement ce majestueux fleuve. Je me souviens alors d’Astérix et Cléopâtre avec ses crocodiles, la la la la la la la la. Grâce au Nil, l’Égypte est vivante. Quatre-vingt pour cent des égyptiens vivent le long de ce dernier. Plus fantastique encore, cette image toujours aussi vivante précède mes yeux, celle de ses rivages. Imaginez la photo ! Ses berges font en moyenne quatre kilomètres de largeur et au maximum vingt. Le Nil sillonne ses bandes riches en espèces et luxuriantes de végétations d’un vert puissant, embellie de vaches nonchalantes. Puis ces berges sont à leur tour coincées entre le Nil et le désert à perte de vue autant par la gauche que par la droite. Quel souvenir !
D’ailleurs pour les amateurs, il est encore possible d’effectuer la croisière sur le même bateau que celui utilisé par Agatha Christie lors de son formidable roman « Meurtre sur le Nil ».
Les matins de janvier sont agréables avec un mercure oscillant les quinze degrés. Dès onze heures il fait déjà trente.
Assouan est la troisième ville en importance avec 1 300 000 habitants après le Caire et Alexandrie. Elle s’étant sur quarante kilomètres le long du Nil pour le reste c’est du désert. Il faut savoir que le désert représente à lui seul 96% de l’état égyptien.
L’île du Temple de Philae était dédiée à Isis déesse de la beauté et son mari Osiris ainsi que leur fils Horus. Le temple fût déplacé pierre par pierre afin de le sauvegarder des inondations du barrage d’Assouan. L’Intérieur du temple est très bien sauvegardé, il est intéressant de savoir qu’Isis est toujours représentée par une chaise comme premier hiéroglyphe au-dessus de sa tête. Première rencontre avec un temple, dès cette première visite nous comprenons à quoi servaient les ouvertes (coltrats) faites en façade de façon à pouvoir éclairer l’intérieur. Le temple en soit ne pouvait être fréquenté que par le pharaon et certaines salles par les prêtres.
Le barrage à été construit dans les années soixante par des ingénieurs russes car les américains refusaient leur aide, l’Égypte contre leur désir impérialiste, nationalisait le Canal de Suez.
Sur le bateau nous avons droit à des plats typiquement égyptiens, quels bons souvenirs ! Des salades d’aubergines rehaussées d’une sauce tout en saveur, d’ailleurs voilà ce qui caractérise les plats, un amalgame d’épice qui le relèvent tout mais en conserve leur unicité. Le plat national le « chéraki » composé de fèves, de lentilles et de pâtes, accompagné d’oignons, quel souvenir ! Un régal !
Puis terminer la soirée sur le pont supérieur en regardant défiler tout doucement les constellations dans un ciel éclairé par les astres.
Au petit matin, direction Karnak où nous traversons un paysage magnifique, des bandes de terres luxuriantes, avec en toile de fond le désert vallonné d’une clarté éblouissante. Voilà que je me perds à m’imaginer aux côtés de Laurence d’Arabie… Quel souvenir ! Pure merveille pour les yeux mais quelle dureté pour les habitants. Les charrettes tirées par des bœufs mènent la canne à sucre aux barges. Les femmes avec leurs enfants tirent les ânes au travers des palmiers royaux et des dattiers. Entre cela les riverains qui nous saluent. Les habitants y semblent si paisibles.
Voilà notre entrée dans la vallée des rois surveillée par les colosses de Memnon auparavant appelés les colosses de Ménéphis III. Deux monuments qui sont demeurés debout lors d’un tremblement de terre trois siècle av. J.C. Cette secousse a tout rasé sauf ces deux colosses. Ils sont assis ornés de la coiffe de la haute Égypte (celle qui est tout en hauteur), reposant sur une stèle, ses colosses sont flanqués à leur gauche par leur femme et à leur droite de leur fille. Derrière eux des troglodytes qui ont servais de tombeaux aux Pharaons à partir du deuxième siècle avant J.C. Ces derniers avaient choisis ces lieux afin d’éviter le pillage de leur sépulture, ce qui empêchaient la résurrection du mort de leurs corps ainsi que de leur âme.
Au temple de Ramsès III, le site avait été choisi au préalable par Touthmôsis III. Ramsès III est célèbre pour avoir mené la première bataille navale égyptienne. Il fut un très grand guerrier nous pouvons le constater `l’intérieur de son temple, au travers ses tribus de guerre amassés. Ramsès III, est représenté bien ancré sur son cheval, la fresque le montre en héros. On y voit comment il comptait les prisonniers. Des gravures parfaitement conservées, l’exhibe ordonnant à ses soldats de couper les mains des prisonniers puis d’autres comptant l’amoncellement de mains et d’autres qui notent le tout. Ces amputations empêchaient ses ennemis de pouvoir reprendre le combat, cependant ils leurs restaient toujours la possibilité de procréer alors les mêmes amputations furent exécuter en supprimant les appendices reproducteurs mâles.
Dans son palais nous comprenons l’importance des cartouches, chacun des pharaons possédait deux cartouches; une mentionnait son nom à la naissance et la seconde son nom de Pharaon. C’est grâce à ces cartouches que Monsieur Champollion, un français, arrivât à déchiffrer les hiéroglyphes égyptiens.
La vallée des rois est formée de calcaire. À l’entrée du site, le premier tombeau est celui de Ramsès IV. Ra le dieu soleil protège celui-ci. Il faut descendre au moins 40 mètres bardés de hiéroglyphes avant de voir son tombeau en granite. Il faut savoir que le granite trouve son origine à Assouan seulement. Une autre preuve de l’ingéniosité de ce grand peuple. Comment était-il possible de transporter un tel monocle ? Le plafond sous la protection de la déesse de la lune nous démontre la croyance du moment que le jour était fais de douze heures et la nuit tout autant. L’importance de cette croyance est des plus significatives car si le Pharaon arrivait à passer un certain nombre de nuit sans être happé par les serpents sur son passage alors il renaîtrait si non…Un nouveau souvenir !
Le temple de Karnak nous apprend beaucoup sur la construction des monuments en Égypte. Ce temple fut construit entre 1900 et 200 avant J.C. Trois Pharaons en furent les principaux constructeurs le dernier d’entre eux, Ramsès II, a régné pendant 67 ans. En entrant une allée de béliers trace le passage. Ils étaient tous alignés face à la vallée des Rois. La première salle pour les dieux Amon, sa femme Mout et leur fils Antchioup. Des chapelles particulières leurs étaient adressées. De ce point une grande allée mène à l’hémicycle, endroit jusqu’ou pouvait entrer le peuple à la hauteur des cent trente quatre colonnes, par la suite une seconde salle réservée aux prêtres menait à une troisième salle, la salle sacrée, accessible uniquement au Pharaon.
Un des grand-intérêts de ce site, est celui de nous amener à comprendre comment ils pouvaient arriver à élever de telle structure. En partant du sol, ils érigeaient en parallèle de leurs constructions de murs de briques sur lesquels ils s’appuyaient pour ériger les parois. A l’apogée de la structure, une nouvelle équipe prenait le relais pour couvrir d’enduit les pierres et les gravées. En partant du haut l’on gravait vers le bas en démolissant au fur et à mesure les remparts qui avaient servis à ériger le monument.
Quittons Louxor depuis ce point les autorités locales exigent que les autocars se déplacent en convoi à destination de Hurghada. Le trajet est d’une durée de 4h30. Il s’agit de la traversée du désert occidental, Hurghada est une station balnéaire construite de toutes pièces. Un Cancun africain. Il s’agit d’un grand lieu de la plongée-bouteille en mer rouge. Les eaux y sont magnifiques mais rien de plus à faire que bronzer. Peu de souvenirs !
Retour au Caire, en arrivant nous pouvons apercevoir les Pyramides de Ghisés après un itinéraire routier de plus ou moins 8 heures. Une traversée aride tout autant en image. Loin est le souvenir du désert romanesque de sable fin.
Arrivée au Caire ! Le choc ! Quels souvenirs ! Une ville ahurissante. Des routes prévues pour une circulation à trois voies, empruntées simultanément par un minimum de 6 voitures parallèles. Son réseau routier apte à recevoir sept cent mille véhicules quotidiennement en reçoit plus de deux millions. Cléopâtre 7ème du nom en aurait eue suffisamment large pour y faire passer ses chars !
Un conseil ne songez pas une seconde y louer un véhicule. Vous croirez être fou ! Vous n’êtes pas égyptiens !
L’homosexualité ne figure pas explicitement parmi les crimes sexuels évoqués par la loi égyptienne, fondée sur la charia (loi islamique). Mais selon des juristes, plusieurs législations incriminant les pratiques portant atteinte aux mœurs peuvent s’appliquer à l’homosexualité.
On peut trouver des guides gais pour les villes : d’Alexandrie, Assouan, Luxor, et Sharm El-Sheikh ainsi que l’Oasis de Siwa à l’adresse suivante : www.gayegypt.com/sceneguide
Vous devez être très prudent car il y a la Police du Sexe qui rôdent, elle se préoccupe principalement des locaux mais et pourrait tout aussi bien s’intéresser à vous ! Demeurez sur vos gardes !
Michel Parent
Ce site est optimisé pour une résolution d’écran 1024 x 768. Dernière version de IE recommandé.
© Bleu voyage, 2005. Tous droits réservés